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Comment les vibrations de basse fréquence agissent sur le système nerveux central

26 août
5 min de lecture

Les bols tibétains gagnent du terrain dans le milieu des soins non conventionnels (en tant que moyen complémentaire de prise en charge, notamment des troubles du système nerveux) et dans les soins "bien-être". Ce n'est plus un secret : les vibrations des bols agissent sur le système nerveux.


Mais comment cela fonctionne-t-il plus concrètement ?

Pourquoi les vibrations de basse fréquence sont-elles importantes pour notre organisme ?

Et comment l'organisme réagit-il à ces vibrations ?


Dans cet article, je vais commencer à démystifier l'usage des bols tibétains en décrivant certains mécanismes en jeu, du point de vue scientifique (sans traiter des ondes cérébrales, qui est un sujet à part entière). Cela n'enlève rien à la magie des bols, dont l'impact va, bien sûr, bien au-delà. Et, soyons clairs, tout ne peut pas être expliqué d'un point de vue scientifique, d'autant plus que les recherches sur ce sujet n'en sont encore qu'à leurs débuts. Mais cela permet d'avoir une conscience plus fine des processus qui se déroulent dans notre corps pendant et après cette pratique.


Ces effets sur le système nerveux ont d'ailleurs déjà été étudiés en détail par des instituts de neurologie dans certains pays.



Si vous avez un bol chez vous, vous pouvez faire une expérience : faites vibrer le bol avec un

maillet et tenez une main à 1 cm du bol. Au bout d'une à trois minutes, vous commencerez à ressentir de la chaleur dans la paume de votre main. Pour cela, il faut que le bol soit à basse fréquence (100 Hz ou moins). Plus la fréquence est basse, plus la chaleur ressentie sera intense. Si vous prenez un petit bol à haute fréquence (400 Hz, par exemple), vous pouvez l'activer autant que vous voulez, mais vous ne ressentirez pas de chaleur. Pourquoi ?



Dans le derme, nous avons des récepteurs sensoriels mécaniques qui détectent ces vibrations. Les premiers récepteurs qui détectent ces oscillations mécaniques sont les corpuscules de Meissner, sensibles à une plage de fréquences comprises entre 2 et 40 Hz. Ensuite, pour les oscillations de fréquences comprises entre 40 et 250 Hz, ce sont les corpuscules de Vater-Pacini qui s'activent ; ils se trouvent dans le derme et les muscles. L'impulsion se transmet ensuite au cortex cérébral par la voie afférente (=depuis la périphérie vers le centre). Notre cerveau traite cette information reçue des récepteurs à la surface du corps et renvoie un signal : une impulsion à agir à nos muscles, nos organes et nos cellules (voie efférente).

Il a été démontré par des chercheurs en neurologie que les vibrations de basse fréquence (en dessous de 250 Hz) sont mieux perçues par le corps humain et sont donc optimales pour agir sur l'organisme par le biais des vibrations.

D'où l'importance de bien choisir son (ses) bol(s) de massage.



Maintenant, comment le corps réagit-il à ces vibrations de basse fréquence ?


Le sujet est complexe, et je ne vais mentionner ici que quelques effets parmi les plus évidents.


  • Changement des processus de métabolisme cellulaire


Quand vous avez senti une sensation de chaleur dans la paume de votre main, c'est grâce à ces changements métaboliques dans les cellules. Sur toute la zone sur laquelle nous agissons avec un bol, la vibration affecte les processus trophiques dans la cellule (oxygénation, assimilation des nutriments, production d'énergie, élimination des déchets). Dans cette zone, la circulation sanguine et lymphatique s'améliore : le sang pénètre mieux dans la cellule. Les processus régis par le système endocrinien sont également régulés.


L'action ne se limite pas au derme : elle concerne aussi le tissu musculaire. Et cette action est différente de celle de l'exercice physique. Quand on agit avec la vibration d'un bol, 100% du tissu musculaire et des cellules de cette zone sont impactés, alors que l'exercice physique n'en sollicite qu'une partie. Les massages vibratoires sont donc intéressants à pratiquer en complément des activités physiques, afin d'en décupler les effets.


  • Effet analgésique


Une basse fréquence augmente le seuil de tolérance à la douleur. Les fréquences de 90 à 110 Hz ont un effet légèrement sédatif, en freinant le système nerveux. Ainsi, notre système nerveux se reconfigure et la sensibilité à la douleur change: nous ne percevons plus la douleur de la même manière. L'avantage du travail avec les vibrations est qu'il est "écologique" pour le corps, dans le sens où il ne crée pas les effets secondaires néfastes des médicaments utilisés à ces fins, tels que les anesthésiques, les somnifères ou les anxiolytiques. Ici, le travail se fait tout en douceur, sans aucun impact sur le foie ou les reins, contrairement aux molécules chimiques.


Ce ne sont là que deux exemples. Grâce à ces effets, les massages vibratoires ont déjà été intégrés à des protocoles de soins complémentaires pour différentes pathologies, dans certaines cliniques à l'étranger. Utilisées à bon escient, les vibrations peuvent permettre de réduire la durée de rétablissement d'une maladie grâce aux mécanismes décrits ci-dessus.


Il est à noter que cette action vibratoire est présente non seulement lors du contact direct du bol avec le corps, mais aussi si l'on agit à travers un milieu tampon (l'air), en plaçant un bol à distance du corps. Seulement, dans ce deuxième cas, cette action sera moins intense. Ce travail à distance peut être indiqué, notamment, dans certaines situations (plaies ouvertes, oncologie, etc.). Encore une fois, les vibrations de basse fréquence seront ici les plus efficaces.


Pour bénéficier de ces effets, il est donc important de choisir le bol et sa fréquence avec soin. Si l'on réalise le soin avec un bol dont la fréquence n'est pas adaptée, on peut créer un effet très différent, voire contraire. Si l'on fait une séance de 10 minutes avec un bol à haute fréquence, par exemple, on peut surstimuler le système nerveux au lieu de le calmer, et il n'y aura pas d'effet analgésique. Cela dit, les bols de hautes ou moyennes fréquences sont aussi utilisés en sono-thérapie et peuvent être très utiles, mais il faut savoir quel effet l'on cherche à obtenir.


Par ailleurs, la fréquence n'est pas le seul paramètre qui compte. Pour obtenir des effets perceptibles et durables, il faut aussi respecter une certaine durée de séance, ainsi que la répéter à intervalles réguliers. Les vibrations n'agissent pas comme un coup de baguette magique : il faut un certain temps à l'organisme et au système nerveux pour commencer à se rééquilibrer de manière durable, grâce à l'effet cumulatif des séances.






Les informations contenues dans cet article ne constituent pas un avis médical. Les méthodes décrites ne sont pas destinées à traiter une maladie et ne sauraient se substituer à un traitement médical. Il existe des contre-indications. Pour un diagnostic et le choix d'un traitement, veuillez consulter votre médecin traitant.

 
 
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